De A à Z,
les termes, les concepts
et les modèles qui font le management.

Routine

L’organisation est dotée d’une mémoire collective qui intègre progressivement les apprentissages antérieurs pour les traduire en mode de fonctionnement appelés routines.

Répertoire de comportements et de réponses adoptés lde manière récurrente lors de tâches ou de situations définies. Ce sont les savoir faire accumulés et les compétences intégrées par l’expérience. Les routines résultent elles-mêmes d’un ensemble d’apprentissages (par copie, par imitation, par innovation, …) qui finissent par consolider des répertoires de réponses.

Pour ARGYRIS et les théoriciens évolutionnistes, les routines constituent le socle de l’apprentissage organisationnel.

Les routines apparaissent comme un modèle d’action dépendant de l’expérience accumulée, comme un répertoire de réponses : face à des situations connues, les acteurs de l’entreprise vont à nouveau prendre des décisions qui, dans le passé, ont apporté une réponse ou un résultat satisfaisant.
Les comportements et les décisions dans une firme apparaissent donc « préprogrammées » et ils ne sont pas le résultat d’une démarche rationnelle au sens classique du terme (rationalité parfaite).

CYERT et MARCH, en s’inspirant des travaux d’ H. SIMON relatifs à la rationalité limitée vont développer ce concept en 1963, qui sera repris par les théoriciens évolutionnistes et en particulier WINTER et NELSON en 1982 : ces routines constituent le répertoire de savoir-faire dans lequel les individus puisent pour agir correctement dans l’entreprise.

La routine est une action régulière quotidienne et quasi automatique. Elle ne fait pas l’objet d’une réflexion ou de choix entre différentes solutions.

Elle dépend du contexte organisationnel dans lequel est mise en œuvre ce qui implique que ce ne sont pas des actions d’un individu isolé et qu’elle ne peut être répliquée dans un autre contexte.

Les routines sont donc souvent tacites. Elles sont stables et ont un caractère prévisible.

  • + : Les routines acquises par les individus au cours de leurs interactions avec leur environnement organisationnel assurent la cohérence des décisions et expliquent le comportement de la firme (trajectoire de la firme du courant évolutionniste).
  • – : Elles créent des habitudes, des références et donc favorisent les résistances aux changement (les routines défensives d’Argyris et de Schön.

  Lesclefsdumanagement.com – Gérard Lécrivain, professeur en DCG/DSCG