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Résilience organisationnelle (la …)

1. Définition

  • Différentes acceptations de la résilience :

… en médecine, elle désigne la capacité des organismes et des systèmes vivants de se régénérer après une blessure grave.

… en physique, elle renvoie à la capacité interne d’un matériau à retrouver sa forme initiale après avoir reçu un choc.

… en psychologie, elle désigne la capacité de l’individu à résister aux traumatismes, à dépasser la souffrance, d’apprendre de ses expériences douloureuses et de devenir ainsi plus fort.

La notion de résilience a tout d’abord été mobilisée en sciences de gestion au début des années 2000 dans le contexte organisationnel par Karl WEIK pour analyser les situations de gestion de crise.

Les entreprises sont confrontées à un environnement de plus en plus turbulent et à des contextes de crise qui peuvent les fragiliser voire menacer leur viabilité.

La résilience organisationnelle exprime la capacité d’une organisation à faire face à un choc environnemental, à un choc d’activité et à s’adapter en fonction.

Au-delà de cette capacité à survivre, la résilience organisationnelle caractérise également la capacité, pour une organisation, à capitaliser son vécu, son expérience, accumulés en particulier en contexte de choc.

La résilience organisationnelle apparait donc comme  « la capacité d’une organisation à anticiper, se préparer, répondre et s’adapter aux changements progressifs et aux perturbations soudaines afin de survivre et de prospérer » (norme britannique pour la résilience organisationnelle, BS 650003 ).

2. Les 4 dimensions de la résilience organisationnelle

La résilience organisationnelle se décline donc autour quatre dimensions interdépendantes et systémiques :

  • une capacité de veille, d’écoute pour s’adapter et au-delà anticiper;
  • une capacité d’appropriation et de capitalisation de son expérience;
  • une capacité d’absorption d’un ou de plusieurs chocs ;
  • une capacité de changement et de renouvellement lui permettant de façonner et de piloter son futur.

3. Les objectifs et les avantages d’un processus organisationnel de résilience

  • Une organisation résiliente s’adapte donc à un environnement changeant et turbulent en apprenant de sa propre expérience et de celle des autres organisations. Elle dispose ainsi d’une capacité à maîtriser et à piloter le changement.
  • Véritable démarche et système de pensée proactifs, cette capacité qu’est la résilience sert donc la démarche de management des risques de l’organisation et place par ailleurs cette dernière dans une logique de démarche d’excellence et de progrès continu (Kaizen).
  • Au-delà de subir et de s’adapter, la résilience organisationnelle et l’esprit qu’elle induit, peut permettre à une organisation de « façonner » son avenir, voire l’avenir de son ou de ses marchés : par exemple, par la création d’un produit ou d’un service qui apporte une nouvelle valeur ajoutée, une différenciation forte.

4. Les modalités et les bases de mise en place d’un processus de résilience organisationnelle

– Organisations flexibles, agiles.

– Organisations innovantes, adhocratiques.

– Mobilisation d’un processus de veille, de benchmarking.

– Mobilisation d’un processus continu.

– Mobilisation d’un processus d’excellence.

– Mobilisation d’un processus partagé par l’ensemble des acteurs de l’organisation et capacité intégrée dans le système de valeurs.

Vidéo – La résilience organisationnelle : Comment prospérer en passant l’épreuve du temps

  Lesclefsdumanagement.com – Gérard Lécrivain, professeur en DCG/DSCG