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Coûts de transaction (théorie des …)

La théorie des coûts de transaction est une théorie contractuelle.

Ronald COASE écrit un article fondateur de la théorie des coûts de transaction en 1936 : la création et la gestion de l’entreprise se justifient par l’existence de multiples contrats avec des partenaires tant internes (exemple : contrat de travail) qu’externes (exemple : contrat de sous-traitance). Ces contrats ont des coûts.

Si une entreprise recourt au marché et sous-traite, par exemple, la fabrication d’une pièce (« elle fait-faire ») ; cette démarche comporte un coût, appelé coût de transaction qui agrège différents coûts propres au recours au marché ( coûts de prospection, coûts  de contractualisation, coûts de suivi des achats pour le contrôle de conformité, le contrôle du paiement, …,  coûts de traitement d’un litige éventuel, …).

A l’opposé, si cette même entreprise choisit finalement de fabriquer elle-même ce produit et d’internaliser cette activité, elle devra alors assumer des coûts organisationnels appelés coûts de coordination (gestion et pilotage de l’activité à l’interne)

Donc :

  • si coûts de coordination < coûts de transaction à externalisation activité (faire-faire)
  • si coûts de coordination < coûts de transaction à internalisation de l’activité (faire)

Ainsi, selon Coase, l’existence de l’organisation se justifie par le fait qu’elle permet de faire des économies de coûts. Elle constitue une alternative au marché.

WILLIAMSON (1975) développe l’approche de Coase en analysant l’intérêt de l’intégration d’une activité dans l’entreprise en fonction de 3 facteurs essentiels :

  • le degré de spécificités des actifs  :

Un actif spécifique est un bien qui est produit à partir de la détention d’un capital spécifique (savoir-faire, par exemple). Et qui est peu ou pas redéployable vers d’autres activités.

  • La fréquence des transactions : plus la transaction est fréquente cad plus l’achat d’un actif est fréquent, plus l’entreprise doit intégrer et internaliser l’activité de fabrication de ce bien.
  • Le degré d’incertitude: plus l’incertitude pèse sur la relation avec un partenaire, plus l’entreprise, pour se protéger a bénéfice à internaliser, à intégrer l’activité.

  Lesclefsdumanagement.com – Gérard Lécrivain, professeur en DCG/DSCG