De A à Z,
les termes, les concepts
et les modèles qui font le management.

Configuration organisationnelle

A côté de l’analyse des modes de coordination, MINTZBERG étudie précisément  l’environnement et les différentes façons d’y adapter une forme structurelle.

En combinant ces paramètres de coordination et l’influence des contingences environnementales, il propose sept « configurations types », facilitant la compréhension des organisations  :

  • L’organisation entrepreneuriale. L’entreprise est de petite taille. L’entrepreneur (sommet stratégique) y joue un rôle privilégié. La structure est simple et informelle et les modes de coordination se font majoritairement par supervision directe.
  • La bureaucratie mécaniste est une organisation où la technostructure standardise les procédures de travail.

    Le travail est rationalisé et exécuté selon des procédures standardisées.

    Ce type d’organisation est adaptée à des environnements stables et simples (BURNS et STALKER).

  • L’organisation professionnelle. Structure adaptée pour des activités complexe à forte compétences d’expertise.
  • L’organisation divisionnalisée. L’entreprise atteint une grande taille et divise sa structure en fonction des marchés afin de réaliser des économies d’échelle. Chaque division dispose d’une certaine autonomie et se compose d’une mini structure classique. Les fonctions de support sont essentielles car elles assurent la coordination entre les divisions. Chaque responsable de division applique les directives stratégiques choisies par le siège et rend compte des résultats obtenus.
  • L’organisation adhocatique. Structure décentralisée avec les ajustements mutuels comme mode de coordination privilégié. Organisation adaptée aux environnements turbulents et pour gérer la chrono-compétitivité et les logiques d’innovation.
  • L’organisation missionnaire. La structure est très informelle et son fonctionnement repose sur des croyances, une culture, une idéologie commune. Mode de coordination par les normes (culturelles) et les valeurs partagées.Organisation fermée sur elle-même, peu évolutive.
  • L’organisation politisée

    Il n’y a pas de hiérarchie spécifique.Tantôt les membres de l’organisation s’opposent, tantôt ils coexistent. Les décisions prises sont les résultats de ces jeux politiques.

  Lesclefsdumanagement.com – Gérard Lécrivain, professeur en DCG/DSCG