De A à Z,

les auteurs et les références qui font le management

AOKI Masahiko (1938/2015)

Apport principal : les mécanismes d’information.

Né en 1938 au Japon, Masahiko Aoki a accompli l’essentiel de sa carrière à Stanford (Californie) où, après avoir été brièvement assistant après sa thèse en 1967-1968, il fut enseignant en économie de 1984 à 2004, avant d’en devenir professeur « émérite ». Il a également été professeur d’économie à l’université de Kyoto, de 1971 à 1991.
Économiste jouissant d’une reconnaissance internationale, Masahiko Aoki a présidé entre 2008 et 2011 l’Association internationale d’économie. Il a également conseillé les gouvernements japonais et chinois ainsi que la Banque mondiale et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement.

Parmi ses différentes approches de l’entreprise, le modèle A/J :

Dans les années 1980, alors que les Etats-Unis s’effraient de la puissance de l’industrie japonaise, Aoki va compare les firmes japonaises (le « modèle J ») et américaines (le « modèle A ») et en particulier les facteurs de performance.

M. AOKI part du postulat suivant: la compétitivité des firmes japonaises dans les années 70 ne relèvent pas des seuls facteurs culturels. Aussi, il va procéder à une analyse des modes de coordination interne de la firme japonaise (modèle J) qu’il compare à ceux de la firme américaine (modèle hiérarchique ou modèle H).
La firme de type A (américain, aussi appelé dans les travaux ultérieurs d’Aoki le modèle H pour hiérarchique) possède une structure rigide. Ses règles et ses fonctions sont préétablies de façon précise.
La firme de type J (japonais, aussi appelé modèle horizontal) au contraire possède une organisation du travail souple, plus organique. Chacune possède ses domaines et conditions d’efficacité.

Selon M. AOKI, la structure souple et horizontale du système d’information de la firme japonaise est plus efficace et mieux adaptée à l’environnement contemporain que celle de la firme américaine. (turbulences environnementales)
Dans un univers incertain, la firme J semble plus efficiente. Elle s’apparente à un système de management organique caractérisé par une coordination horizontale des unités opérationnelles et une rotation des tâches, alors que la firme A, adaptée à la grande série standardisée pour des marchés en croissance, rencontre des difficultés dès lors qu’il y a nécessité de s’ajuster en permanence à un environnement changeant. On a donc un système de management mécaniste : séparation hiérarchique entre décisions stratégiques et opérationnelles, recherche d’économie de spécialisation.
L’essentiel de l’efficacité de l’entreprise japonaise (J) tiendrait au traitement des innovations organisationnelles et relationnelles : les ouvriers, organisés en équipes, traitent et solutionnent les problèmes et difficultés qu’ils rencontrent. Ce contexte relationnel, ces modes de coordination par ajustements mutuels favorisent l’échange de connaissances.

 Principales publications :

  • Fondements d’une analyse institutionnelle comparée,
  • Economie japonaise: information, motivations et marchandage.